Ciné rencontres autour de l’éducation


Organisée par l’association Pierre Chaussin

Entrée libre

Vendredi et Samedi 24 et 25 mai 2024
CINÉ-RENCONTRES autour de l’ÉDUCATION en partenariat avec les C.E.M.E.A.
(Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active) et en présence de Frank VALEZE et de Colette COQUARD spécialistes de l’Éducation, membres du comité de pilotage du F.I.F.É.
(Festival International du Film d’Éducation d’ÉVREUX)

Vendredi 24 mai 2024 à 14h30 Diamond Island de Davy CHOU

Drame, Cambodge, France, 1h41, 2016, inédit à Troyes
Synopsis : Diamond Island est une île sur les rives de Phnom Penh transformée par des promoteurs immobiliers pour en faire le symbole du Cambodge du futur, un paradis ultra-moderne pour les riches.
Bora a 18 ans et, comme de nombreux jeunes originaires des campagnes, il quitte son village natal pour travailler sur ce vaste chantier. C’est là qu’il se lie d’amitié avec d’autres ouvriers de son âge, jusqu’à ce qu’il retrouve son frère aîné, le charis-matique Solei, disparu cinq ans plus tôt. Solei lui ouvre alors les portes d’un monde excitant, celui d’une jeunesse urbaine et favorisée, ses filles, ses nuits et ses illu-sions.

Davy Chou, inspiré par les grands cinéastes asiatiques, traduit les rêves d’une jeunesse tendue vers le futur, dans une forme flashy qui épouse la mutation profonde de son pays.
Le Dauphiné Libéré, Jean Serroy
Ce deuxième long métrage confirme le talent d’un jeune cinéaste français d’origine cambodgienne, qui signe un envoûtant portrait de génération.
La Croix, Arnaud Schwartz
Baignée dans un creuset onirique de sons, de couleurs et d’images, Diamond Island a tout d’une romance lumi-neuse dédiée à un peuple bien décidé à prendre son destin en main.
aVoir-aLire.com, Claudine Levanneur

 

Vendredi 24 mai 2024 à 20 h Toto et ses soeurs

D’Alexander NAN
Documentaire 2014 Roumanie 1h33 Couleur inédit à Troyes
Synopsis : Au coeur d’une famille rom en pleine désintégration, émerge la figure de Totonel, 10 ans, dit Toto. Avec passion il apprend à lire, écrire et danser. Surtout dan-ser et gagner le grand concours de Hip Hop. Au milieu du chaos ambiant, ses deux soeurs essayent de maintenir le mince équilibre de la famille. Le récit cinématogra-phique d’Alexander Nanau enregistre sans pose, à hauteur d’Homme, la vie de Toto et de cette famille qui manque de tout, sauf d’humour et d’amour.

Le portrait de cette fratrie vaut donc d’abord pour ce qu’il dit de l’enfance, de son mouve-ment continu vers l’avant et de sa joie de vivre étonnante.
Cahiers du Cinéma, Louis Séguin
Ce troisième long métrage documentaire, grand prix mérité au dernier festival Premiers Plans d’Angers, conjure tout voyeurisme complaisant en épousant la survie miraculeuse de ces quasi-orphelins qui tentent péniblement de s’extirper de la mouise.
Libération, Clémentine Gallot
Outre l’inépuisable gaieté du petit garçon, outre sa récompense inattendue au concours de breakdance, c’est dans l’adoption d’un petit frère par sa grande soeur que le film secrète son plus beau conte de fée. Quand malgré toutes les épreuves perce une lueur d’espoir dans le ciel sans miracle de Bucarest.
Critikat.com, Adrien Dénouette

Samedi 25 mai 2024 à 14h Les oubliés de la Belle Étoile

De Clémence DAVIGO
Documentaire français, 2023, 1h 46, inédit à Troyes
Présence aux 3 séances du 25 mai
de la réalisatrice Clémence DAVIGO
Synopsis : Réunis le temps d’un été, Dédé, Michel, Daniel et André
dressent un portrait en creux d’une époque, pas si lointaine, où
l’enfant devait être plié et redressé. Grâce à leur amitié et leur soutien
mutuel, ils décident de briser le silence sur ce qu’ils ont subi
lorsqu’ils étaient pensionnaires du centre de redressement catholique
La Belle Etoile.

Le film tient du devoir de mémoire, et il fait partie intégrante du travail de reconstruction entrepris par Dédé et ses
amis. Toujours à la bonne distance, Clémence Davigo n’est jamais intrusive ou voyeuriste. Elle filme ces hommes
avec bienveillance, les accompagne, leur offre à travers sa démarche cinématographique une première reconnaissance
– avant celle, peut-être, de l’archevêché. Son film est juste et bouleversant.
Le Temps, Stéphane Gobbo
Les Oubliés de la Belle Étoile est un film infiniment courageux, car il montre à quel point oser se confronter à nos
blessures, même après des années de non-dits, malgré la honte et l’omerta, la tristesse et l’amertume, est une voie
nécessaire pour cheminer vers une guérison possible.
Jury du FIFE (Festival International du film d’éducation), Hélène Gaudu

Samedi 25 mai 2024 à 17h Petite nature

De Samuel THEIS
Comédie dramatique, France, 2021, 1h 35|, inédit à Troyes
Synopsis : Johnny a dix ans. Mais à son âge, il ne s’intéresse qu’aux histoires des adultes.
Dans sa cité HLM en Lorraine, il observe avec curiosité la vie sentimentale agitée de sa jeune
mère. Cette année, il intègre la classe de Monsieur Adamski, un jeune titulaire qui croit en lui
et avec lequel il pousse la porte d’un nouveau monde

Le sujet est périlleux, le traitement d’une rare intelligence, le résultat détonant.
Positif, Ariane Allard
C’est une histoire sur l’enfance, comment on la quitte, comment on grandit. Sur l’éveil à soi, aux autres, au désir.
L’alchimie sensible entre Aliocha Reinert et Antoine Reinartz attrape le coeur. Comme il en est des chansons, voici
une histoire douce, magnifiquement écrite, tournée et jouée.
Dernières Nouvelles d’Alsace, Nathalie Chifflet

 

Samedi 25 mai 2024 à 20h 30 L’Éducation d’Ademoka

D’Adikhan YERZHANOV
Comédie dramatique, Kazakhstan, 2022, 1h29, inédit à Troyes
Synopsis : La jeune Ademoka souhaite aller à l’école mais son statut de Lyuli – sorte de gitan
d’Asie Centrale – la destine à la mendicité. Erkin, autrefois écrivain célèbre, aujourd’hui
professeur insolite, vient d’être renvoyé de son école. Il va repérer le talent d’Ademoka et décide
de la prendre sous son aile, en lui transmettant une éducation.

L’Éducation d’Ademoka est une fable philosophique, ode à la liberté et à l’éducation, éloge de la culture et du savoir,
écrite sur le ton de la comédie, du burlesque, sur un mode poétique.
Sens Critique, kinophil
Quelque part entre Jacques Tati et Aki Kaurismäki, Adilkhan Yerzhanov examine en souriant l’absurdité de l’existence,
la violence du monde et nous surprend avec son style toujours inventif.
Les Echos, Olivier Bruyn
Adilkhan Yerzhanov sait plus que tout autre, jouer avec le réel, le drame, la poésie et le pamphlet politique. L’éducation
d’Ademoka est une oeuvre colorée et attachante, qui dénonce avec nuance la discrimination contre le peuple des
gens du voyage. Pour autant, le long-métrage est nettoyé de toute velléité démonstrative.
aVoir-aLire.com, Laurent Cambon

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